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Cette évolution n’est pas anodine : elle s’inscrit directement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui prévoit l’instauration d’une taxe exceptionnelle d’environ 1 milliard d’euros sur les organismes complémentaires santé.

L’objectif affiché par l’État est clair : préserver l’équilibre financier de la Sécurité sociale, confrontée à un déficit structurel et à une augmentation constante des dépenses de santé (vieillissement de la population, hausse du coût des soins, innovations médicales).

Cette taxe vise donc à faire contribuer davantage les complémentaires santé au financement du système. Toutefois, dans les faits, les mutuelles disposent de marges de manœuvre limitées : cette charge supplémentaire est, en grande partie, répercutée sur les cotisations des assurés.

Une question légitime pour les professionnels : jusqu’où iront les hausses de notre mutuelle santé ?

Du côté des professionnels, cette nouvelle hausse suscite une inquiétude légitime, car elle s’ajoute à une série d’augmentations déjà difficiles à absorber :

  • Hausse du SMIC, impactant directement la masse salariale ;
  • Augmentation des charges sociales ;
  • Inflation générale des coûts (énergie, loyers, matières premières) ;
  • Et désormais, hausse des cotisations de mutuelle santé, qu’il s’agisse :
    • mutuelles obligatoires d’entreprise
    • mutuelles TNS destinées aux indépendants et dirigeants non salariés

La question qui se pose est simple : qui va réellement supporter le coût de ces hausses successives ?

Quelles répercussions concrètes pour les entreprises ?

Sur les contrats collectifs obligatoires

Pour les entreprises, la mutuelle santé obligatoire constitue déjà un poste de dépense significatif. La hausse annoncée des cotisations à horizon 2026 implique :

  • Une augmentation de la part patronale, obligatoire à hauteur de 50 % minimum ;
  • Des négociations plus complexes avec les salariés lors des renouvellements de contrats ;
  • Un risque de réduction de certaines garanties afin de contenir les coûts.

Certaines entreprises pourraient être tentées de revoir leur niveau de couverture à la baisse, au détriment du confort et de la protection des salariés.

Sur la compétitivité des entreprises

Dans un contexte économique déjà tendu, ces hausses successives peuvent :

  • Peser durablement sur la rentabilité ;
  • Freiner les projets d’embauche ;
  • Accentuer les écarts entre grandes entreprises et TPE/PME, moins armées pour absorber ces charges.

Et pour les indépendants et travailleurs non-salariés ?

Les travailleurs non-salariés (TNS) sont particulièrement exposés. Contrairement aux salariés, ils supportent seuls la totalité de leur cotisation santé, sans participation d’un employeur.

  • Une augmentation sensible du budget santé personnel
  • Des arbitrages complexes entre niveau de couverture et coût
  • Un risque accru de renoncement à certaines garanties

Une accumulation de hausses qui interroge

La succession de mesures — hausse du SMIC, inflation, augmentation des charges et désormais taxation des complémentaires santé — pose une question de fond :

Jusqu’où ce modèle est-il soutenable sans fragiliser les entreprises, les indépendants et le pouvoir d’achat des assurés ?

Anticiper et optimiser : un enjeu clé pour 2026

  • Anticiper les renouvellements de contrats
  • Comparer les offres et les niveaux de garanties
  • Optimiser les contrats collectifs et TNS
  • Se faire accompagner

Chez Assuromieux, l’enjeu est clair : aider les professionnels à limiter l’impact de ces hausses, en apportant conseil, transparence et solutions adaptées.

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